Jeux dangereux : pourquoi les enfants prennent-ils des risques ?

Jeux dangereux : pourquoi les enfants prennent-ils des risques ?

De nouvelles sensations

Ces “jeux”, pratiqués en groupe ou ensolitaire, ont quelque chose de secret. Si beaucoup de nos enfants les connaissent, rares sont ceux qui en parlent. Ils sentent que ce ne sont pas des jeux autorisés. Même s'ils n'en perçoivent pas forcément les dangers. 

Qu'est-ce qu'un enfant va chercher dans ces jeux ? Des sensations nouvelles et étonnantes. Il découvre qu'il peut avoir une action sur son corps, modifier son état, par exemple en arrêtant de respirer. Il éprouve un sentiment de toutepuissance. Au départ, il tente l'expérience par curiosité, seul ou en groupe, avec l'envie de partager le jeu avec d'autres.

Trop jeunes pour se rendre compte des risques

En groupe, il se produit une émulation de l'ordre du “t'es pas cap !” Ces jeux sembleraient attirer particulièrement les garçons : ils sont dans la confrontation à l'autre, dans une forme de toute puissance. Mais certaines filles aussi peuvent avoir envie d'être dans la force et la prise de risque. 

La plupart des enfants de moins de 10 ans ne mesurent pas le danger de ces jeux. Quand à un moment donné la situation leur échappe, ils sont totalement surpris par les conséquences graves que le jeu peut entraîner. 

A 7 ou 8 ans, beaucoup d'enfants pensent encore qu'on se réveille toujours, que la mort n'est pas irréversible. Certains enfants, plus anxieux, s'arrêtent à temps parce qu'ils ont peur. Mais pas tous.

Aucun enfant n’est à l’abri

Ces pratiques peuvent toucher n'importe quel enfant. Quand on découvre que son enfant a participé à un jeu dangereux, la première réaction, émotionnelle, est toujours vive. C'est important de ne pas en rester là. Le fait de crier ou de gronder un enfant peut renforcer son comportement et son enfermement dans ce genre de pratique.

Des jeux qui peuvent entraîner la mort

Le danger est réel : ces jeux peuvent entraîner la mort. Il faut particulièrement être attentifs avec les enfants qui pratiqueraient ces jeux seuls – en s'enfermant dans les toilettes par exemple – car personne n'est là pour arrêter leur geste. Dans tous les cas,dialoguer avec l'enfant pour essayer de comprendre ce qui se joue pour lui, est essentiel.

 

Pour aller plus loin, voir le site de l'APEAS concernant le prévention du jeu du foulard et la plaquette de l'association SOS Benjamin